IL FAUT UN GRAND DÉBAT DE SOCIÉTÉ !!

Basta ! Nous n’allons pas réduire le malheur des jeunes et le deuil des familles en statistiques. Les jeunes harragas morts, hier et d’autres bien avant, ont des noms pas des numéros. Après deux décennies, il s’avère que, comme le gouvernement, la société refuse le débat par crainte de se remettre en cause.  Parce qu’en fait, le phénomène est une véritable remise en cause des fondamentaux d’une la société moderne que nous croyons être. Pleine d’hypocrisie, agrippée à la religion comme si l’au-delà nous prenait par la gorge à chaque instant, nous avons oublié de vivre d’abord.

Aujourd’hui, il devient évident au simple mortel que cela ne peut plus continuer comme ça. Nous sommes au bout, pas du tunnel mais du chemin sans issue que nous avons pris depuis l’indépendance. Disons, qu’à l’indépendance, il n’y avait rien mais il fallait faire quelque chose. Plus besoin de juger ceux qui étaient là à ce moment   parce qu’on ne sait pas ce que nous aurions fait à leur place. Le bon sens dit qu’il faut, à présent, arrêter et mettre le compteur à zéro. Prendre un nouveau départ vers une société effectivement moderne dont les enfants n’auront pas besoin d’aller frapper aux portes des autres.

Une société qui puisse donner du rêve à ses enfants. Rêver, c’est vivre et c’est ce qui a dramatiquement fait défaut. Nos enfants  traversent les mers à sa recherche. On n’a pas besoin de solutions miracles et de grandes théories. Il nous suffit de donner chacun sa petite solution. En débattre pour s’enrichir mutuellement. De petites idées pourront construire un grand projet. Qu’en pensez-vous ?

Par La rédaction de Tiwizi info

Cherif Mellal, la leçon !

Si chacun de nous faisait comme Mellal…

Après ce vacarme suscité par le bras de fer qui a opposé le président de la JSK au président de la LNF, le calme est enfin revenu après la victoire des positions de principe sur les errements et les magouilles. Le silence est revenu mais il y a un fait qui ne doit pas passer inaperçu. Cherif Mellal nous a tous administré une leçon de bonne conduite dans la vie.

Tout à l’heure, je lisais un post d’un ami sur Facebook ou il se demandait si Mellal est venu sauver la JSK ou toute l’Algérie ?  Une pertinente question. Parce qu’en fait, le jeune président de la JSK, venu d’Allemagne, ne vient pas sauver le pays. Ce qui est très bien dans ce qu’il fait c’est qu’il nous donne une bonne leçon à tous. Si chacun de nous, dans son travail et dans la vie de tous les jours, faisait comme Mellal, eh bien ce pays va changer effectivement.

Honnête et sincère dans ses paroles et ses gestes, intransigeants dans ses positions de principe, Mellal a pris de cours ses adversaires, non habitués à ce genre de caractère. Pas de marchandages, ni de retour en arrière, le président de la JSK était dans son plein droit. Ni les menaces, ni le chantage d’une certaine presse habituée aux invitations dans les restaurants chics n’ont réussi à faire fléchir sa position.   Devant les injustes décisions de la LNF, Mellal est resté   inflexible. « Nous subissons une injustice, on va se faire rétablir dans nos droits. C’est eux les hors-la-loi pas nous » répétait-il comme un leitmotiv.

Maintenant, en attendant la date du 12 fixée par la commission de discipline, c’est une autre paire de manche. Il assume tout ce qu’il a dit. La balle est dans le camps de ses adversaires.

 

Par La rédaction de Tiwizi info

DÉCLARATION DU 1er NOVEMBRE 1954

En ce 64ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, notre jeune équipe a décidé de reproduire tout simplement la déclaration du 1er novembre 1954.  C’est à nous de les juger ou c’est à eux de nous juger?

PEUPLE ALGÉRIEN, MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE,

A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.

Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.

Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.

L’HEURE EST GRAVE !

Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire.

Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.

Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération.

Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :

BUT : L’Indépendance nationale par :

1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.
2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.

OBJECTIFS INTÉRIEURS:

1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.
2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

OBJECTIFS EXTÉRIEURS:

– Internationalisation du problème algérien.
– Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.
– Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.

MOYENS DE LUTTE :

Conformément aux principes révolutionnaires et compte tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but.
Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels.
C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine.

En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.

1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.
2) l’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.
3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.
EN CONTREPARTIE :
1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.
2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.
3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun.

Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne.

Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

Par La rédaction de Tiwizi info

Peut-on sacrifier la loi pour sauver l’humanisme ?

La question surprend par les implications qu’elle peut suggérer mais elle se pose presque instantanément quand on voit le gouffre financier dont souffre la Cnas (Caisse Nationale d’Assurance des Salariés) et la cause principale qui l’a engendré. Depuis plusieurs années, les responsables de cette institution alertent sur l’utilisation abusive de la carte Chiffa permettant le remboursement des médicaments. Et, hélas, il s’avère que ce sont les médecins qui fraudent, pharmaciens en collaboration avec les malades qui traficotent avec la carte jusqu’à causer un gouffre financier qui met à mal la capacité de l’institution à remplir sa mission de payer les retraites.

Le débat s’accélère en sourdine mais il ne tardera pas à éclater au grand jour. Alors que la CNAS accuse sans le dire les pharmaciens et les médecins qui utilisent les cartes illégalement, ces derniers rétorquent que leur but est d’aider les malades qui n’ont pas accès à la carte ni aux prix des médicaments. Une personne au chômage sans ressources peut aller chez beaucoup de médecins et mettre l’ordonnance au nom d’un proche qui possède la carte Chiffa pour pouvoir accéder au médicament. La catastrophe se situe au niveau des malades chroniques et les retraités dont les cartes sont très utilisées dans ce qui s’apparente à une véritable entreprise de piratage qui gaspille l’argent de la CNAS. De leur coté, médecins et pharmaciens affirment que l’utilisation de cette formule illégale profite au malade sans ressources et qui n’est couvert par la CNAS. Sans le dire ces derniers suggèrent que c’est donc une action humanitaire.

Mais, une question éthique et philosophique doit avoir une réponse. Peut-on sacrifier la loi pour un but humanitaire ?

Par La rédaction de Tiwizi info

A qui appartient l’espace public ?

A qui appartient l’espace public? Lorsque j’ai vu cette image devant moi  sur un chemin dans la ville de Draa Ben Khedda, j’ai senti un dégoût que vous ne pouvez pas imaginer. A quel degré de misère sont descendus certaines personnes. j’ai vu toute sorte d’immondices jetées dans l’espace public mais c’est la première fois que je vois du couscous avec la sauce et des olives cuites jetées sur le chemin comme ça. je suis dégoûté qu’on en arrive là. Ma foi, il faut vraiment régler la question de l’espace public et de l’espace privé dans la tête des algériens
vous aurez sans doute tous remarqué que les gens veillent tous  à la propreté de l’intérieur de leurs maisons, tout qui brille, mais ces même personnes jettent n’importe où leurs sachets de poubelles sans se soucier de la propreté de l’espace public. ça pue de partout. A mon avis, je suis de plus en plus convaincu que la solution ne viendra qu’une fois cette question de l’appartenance de l’espace public et réglée dans nos têtes. Est-ce que ce qui collectif appartient à tout un chacun ou il n’appartient à personne? Pour le moment, l’état des lieux semble pencher vers la deuxième et la solution ne viendra que si on arrive à percevoir l’espace public avec la première. Je voudrais tellement lancer un vrai débat sur la question parce que les autorités ne semblent pas vouloir régler la question dans le fond.

Par La rédaction de Tiwizi info

A quoi servent les fêtes du produit du terroir et de l’artisanat à Tizi-Ouzou ?

Il y a eu les fêtes de la poterie de Maatkas et d’Aït Khir, la fête du bijou d’Aït Yenni, la fête du tapis d’Aït Hichem, la fête du burnous, de la figue de barbarie à Bouzeguène et beaucoup sont attendus encore. Le produit du terroir et les métiers artisanaux sont vraiment à l’honneur à Tizi-Ouzou. Mais à quoi servent ces fêtes si les métiers et les produits en question n’ont aucun impact sur l’économie locale ?
La question se pose et nécessite même un large débat. Des réponses doivent être apportées à cette lancinante question étant donné qu’au volet financier, l’Etat n’a pa jamais lésiné sur les moyens pour la mise en valeur de ces richesses. L’organisation de la majorité de ces manifestations a toujours été financée par des subventions des ministères concernés et des assemblées élus. Les organisateurs ont toujours été accompagnés par des financements via des associations auxquelles les directions concernées sont toujours appelées à mettre les moyens techniques nécessaires comme les chapiteaux pour les exposants.
Mais en fait, ces fêtes et ces financements, après plusieurs décennies, ne semblent pas donner les résultats escomptés. Aucun impact sur les producteurs et les produits, aucun impact sur les artisans et à l’évidence aucun impact sur l’économie locale. Les produits du terroir moisissent encore sur les routes en vente anarchique et parallèle, les artisans ferment et changent de métier les uns après les autres alors qu’aucune industrie ni de transformation ne de production agroalimentaire ne sont nées à Tizi-Ouzou. Ni les produits du terroir ni les produits de l’artisanat n’ont pu s’interconnecter au secteur du tourisme.
Ce constat amer appelle donc des questions et d’impérieuses réponses pour faire naître une véritable industrie touristique vraiment professionnelle. Une professionnalisation qui tarde à arriver laissant les artisans et producteurs voire même ces belles fêtes du terroir proie à tous les chasseurs de subventions. Ces derniers après avoir fait main basse sur les subventions ne se préoccupent jamais des exposants qui payent les stands à des dizaines de milliers de dinars par jour. Une organisation assurée par des professionnels aurait pensé faire bénéficier les exposants d’un potentiel acheteur énorme représenté par les millions d’estivants qui affluent vers les villes littorales de Tigzirt et Azeffoun.

Par La rédaction de Tiwizi info

Nous avons fêté aujourd’hui, 16 mai, la journée mondiale du vivre ensemble

Nous avons fêté aujourd’hui, 16 mai, la journée mondiale du vivre ensemble en paix. C’est la première année que le monde célèbre car elle a été voté par l’assemblée générale de l’ONU, le 8 décembre 2017 par tous les membres. En fait, cette journée mondiale du vivre ensemble est une initiative algérienne lancée en 2014 par la zaouïa Alawiya de Mostaganem.  depuis, cette idée défendue par la diplomatie algérienne a réuni l’adhésion   de tous les pays membres de l’ONU.

C’est une consécration en effet pour les efforts diplomatique mais pas que ça. car, le peuple algérien en général a vécu des atrocités, les plus récentes, c’est la guerre de libération nationale et la dernière est la décennie noire des années 90 qui ont vu un terrorisme aveugle décimer des villages et des familles. des périodes de son histoire qui lui ont appris l’importance de cette valeur du vivre ensemble et la paix.

un long chemin reste à faire pour voir cette culture reprendre vie dans notre pays. mais disons que c’est un pas de géant que d’être derrière l’instauration d’une journée mondiale de paix et du vivre ensemble.

Par La rédaction de Tiwizi info

Tiwizi-info.com est le partenaire de tous les acteurs du développement local

Rien de meilleur que de lancer votre journal électronique en ce premier jour de l’an amazigh 2968. C’est son premier pas dans cette longue histoire toujours en marche. tiwizi-info.com apportera à ses lecteurs, l’information utile dans tous les volets du développement local. Utile à maints égards. Premièrement, c’est parce que nous (son équipe de journalistes) sommes convaincus que le développement local ne peut s’effectuer que par un travail collectif. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle votre journal ose s’appeler tiwizi-info.com. La machine de développement ne se trouvera en bonne marche que si toutes les énergies se rencontrent et s’orientent vers un même objectif. Deuxièmement, notre expérience nous a appris que le lecteur n’est pas, comme on veut le faire croire, un consommateur passif de l’actualité. Le lecteur se fait une opinion sur ce qu’il lit. L’info qu’il juge utile, il la prend. Troisièmement, nous considérons que l’information utile est celle qui participe à ce travail collectif de développement local. Cela étant dit, tiwizi-info.com mettra en relief toutes les initiatives, les innovations et les bonnes volontés sans aucune condition de quelque nature qu’elle soit.
Nous voudrions vous donner une précision ; si nous avons lancé la version française ce n’est pas définitif. Votre journal même régional s’inscrit dans sa dimension nationale, algérienne. Nos espaces sont ouverts pour les collaborations en Arabe, en Tamazight et en Anglais. Votre journal attend de vous, des opinions, des idées. De l’accompagnement en quelque sorte. Nous feront le reste. La rédaction

Par La rédaction de Tiwizi info