Les émigrés algériens ne font rentrer que 2 milliards de dollars. Pourquoi ?

Les émigrés algériens font rentrer au bled deux milliards et deux cent millions de dollars chaque année. Le chiffre vient d’être révélé par un rapport de la banque mondiale sur les fonds rapatriés par les diasporas dans leurs propres pays. Toujours selon ce même document, le montant représente 1.1 % du produit national brut de l’Algérie.

Mais, ce montant paraît minime et trop petit au regard de ce que rapportent les émigrés égyptiens qui font rentrer dans leur pays 25.7 milliards de dollars suivis directement par les libanais avec 7.8 milliards, les marocains avec 7.4. Ces pays sont talonnés par la Jordanie avec 4.4 milliards. Aussi, au vu de ces chiffres et le nombre d’émigrés que compte l’Algérie en France et dans le monde, il apparaît clairement que le chiffre est trop en dessous de a moyenne.

Mais en fait, les émigrés algériens ne se classent pas en bas du tableau parce qu’ils aiment moins leur pays. S’ils n’envoient autant de devise qu’il faut, c’est qu’il y a bien de bonnes raisons à cela. Et bien évidement, au-delà du système bancaire et de l’économie nationale qui n’offrent pas les conditions, il devient nécessaire de lancer un vrai débat pour connaître les causes qui empêchent les émigrés algériens de ramener leur argent au bled pour investir.  Un débat de fond s’impose et que notre journal veut lancer.

Par La rédaction de Tiwizi info

L’Algérie deuxième exportateur d’étudiants après le Maroc

Le nombre d’étudiants étrangers en France a augmenté de 4,5%  par rapport à l’année passée. Les africains arrivent en pole position avec 46% devant les autres pays européens avec seulement 25%. Cependant, à signaler que parmi les africains, les algériens avec  30 521 étudiants arrivent en deuxième position derrière les marocains qui sont 39 855 à rejoindre les universités françaises cette année. Les chiffres émane de Campus France repris par Le Monde.

En fait, dans ces statistiques, ce n’e sont ni le nombre d’étudiant ni le classement des pays. Ce qui attire l’attention, c’est plutôt les conditions d’accès à ses études en France. A voir les bousculades et les queues honteuses des étudiants algériens devant le consulat français à Alger on croirait que l’Algérie envoie le plus grand nombre de ses enfants dans l’Hexagone.  Finalement, selon les chiffres donnés par  Campus France indiquent clairement que nos frères marocains sont de loin plus nombreux à s’y rendre mais sans ces bousculades.

Les conditions d’accès aux études en France ne sont dégradantes que pour les étudiants algériens. Avant de pouvoir partir, le jeune étudiant de Kabylie et d’autres régions d’Algérie doit dormir devant le consulat comme un clochard et moisir dans la queue. Il faut bien une réponse à ce constat qui se poursuit avec la nouvelle procédure de rendez-par Internet.

Autre constat qui nous intéresse plus que les classements, c’est le nombre de plus en plus grand des étudiantes qui partent en France pour des études. Le phénomène explose cette année en Kabylie même si les statistiques de Campus France  ne le mentionnent pas. Les chaînes et le nombre de filles devant les cybercafés pour obtenir l’inscription indiquent suffisamment sur l’étendue du phénomène.

 

Les Algériens passent devant les Chinois (3e, avec 30 071 étudiants) mais ils sont devancés par les Marocains (1ers, avec 39 855 étudiants). Les Tunisiens arrivent en cinquième position, avec 12 842 étudiants inscrits en France pour la saison 2018-1019.

Au total, 46 % des étudiants internationaux viennent d’Afrique, 25 % d’Europe, 16 % d’Océanie, 9 % du continent américain et 4 % du Moyen-Orient, selon la même source.

« A l’université, les étudiants étrangers continuent de privilégier les filières sciences et médecine pour 37 % d’entre eux. Suivent les lettres, langues et sciences humaines et sociales pour 32 %, puis l’économie et la gestion (20 %), enfin le droit et les sciences politiques (12 %) », ajoute-t-elle.

Pays Nombre d’étudiants
1 MAROC 39 855
2 ALGERIE 30 521
3 CHINE 30 071
4 Italie 13 341
5 Tunisie 12 842
  • A

 

Par La rédaction de Tiwizi info

Les kabyles du Canada célèbrent le centenaire de Slimane Azem

Le centenaire de la naissance de Slimane Azem a été marqué par un hommage rendu par la communauté Kabyle du Canada. Que ce soit à Ottawa, à Québec ou à Montréal, l’heure était à la célébration de cet immense artiste. Conférences et gala artistique étaient au menu de cet événement.

À Montréal, l’évènement s’est étalé sur deux fins de semaines. La journée du 22 septembre a débuté par un Barbecue au parc Jarry, une occasion pour partager un repas en famille dans une ambiance bon enfant. La journée s’est poursuivie par une conférence animée par le neveu de Da Slimane à la salle Le Château avant de culminer par un gala artistique animé par une pléiade de chanteurs qui ont charmé le public en revisitant l’immense et riche œuvre du chanteur légendaire.

Le samedi 29 septembre 2018, est marqué par un autre hommage rendu par le CAM (Centre Amazigh de Montréal) au maître de la chanson Kabyle. Un riche programme a été concocté pour l’occasion. La journée a débuté par une conférence débat animée par le neveu de Da Slimane. Puisant de ses souvenirs et des ses recherches menées depuis des années, le conférencier a retracé la vie de l’artiste depuis sa naissance le 19 septembre 1918 à  Agouni Gueghrane en Kabylie, puis sa vie en exile jusqu’à son décès le 28 janvier 1983 à Moissac en France. Lors de sa présentation, le conférencier a mis l’accent sur la sagesse, l’humanité et l’humour du chanteur.

La journée s’est achevée par un récital poétique donné par de nombreux poètes à l’instar de Lhacène Ziani.

Le conférencier a mentionné qu’une page Facebook retraçant l’œuvre de l’artiste existe et invite le public à la consulter.

Par La rédaction de Tiwizi info

Un film sur la vie de Brahim Izri sans financements

Le film documentaire retrace la vie et l’œuvre de ce grand artiste par les séquences faites d’archives, des témoignages, des entretiens avec ses amis qui sont au cœur de ces images inestimables. Le film  est l’initiative de la société Verokam Productions (Vkprod) fondée par Véronique Hazael-Massieux Lanloup et Kamila Adli. Mais hélas, il reste en souffrance depuis plus d’une dizaine d’années avant d’être remis au producteur Hocine Redjala. Ce dernier affirmait que la réalisatrice ne pouvait plus continuer à travailler sur ce film, pris à bras le corps sur ses fonds propres car elle a d’autres perspectives et elle pense qu’elle a vraiment donné le meilleur d’elle-même pour sauver de l’oubli des séquences importantes de la mémoire de Brahim et qu’il est temps pour elle, de remettre le flambeau à d’autres personnes pour mieux le porter et le mener au bon port.

Malgré les moult sollicitations pour un hypothétique financement et finalisation du film en question, aucune suite positive n’est venue réconforter la production mais Hocine ne baisse pas les bras et espère toujours trouver les moyens nécessaires. Notre ami réalisateur et producteur Hocine ajoute à cet effet que ce documentaire doit vraiment voir le jour car il y va de la mémoire d’un grand monsieur, qui a offert le meilleur de lui pour le combat identitaire. Son tout dernier et louable engagement en tant premier responsable de l’association des taxieurs Kabyles de Paris, mise sur pied, dans le tumulte des évènements du printemps noir, en est un exemple fort de sa détermination indélébile à œuvrer aux cotés des siens.

Un fond documentaire très riche comprenant entre autre les images d’archive d’un bel entretien avec Maxime Le Forestier, Nourith, les vieux de Zaouia n cheikh velkacem et bien d’autres belles surprises. Hocine tient également à exprimer ses remerciements au premier adjoint de la marie des At Yenni M. Abdellah Djennane qui m’a réconforté quant à son intervention pour finaliser ce grand projet. Un appel est d’ailleurs lancé à toute personne pouvant aider à monter le documentaire en question. A prendre attache sur le site : www.rhprod.net ou par mail: hocineredjala@gmail.com

 

 

 

 

Par La rédaction de Tiwizi info

Paris, le jeune Syphax du village Tifra retrouvé mort

Le jeune Syphax Messouya âgé de 17 ans, porté disparu depuis samedi dernier à Paris a été retrouvé mort hier. C’était la police qui a retrouvé son corps sans vie et qui a alerté des membres de sa famille qui ont été invités à identifier le corps. Ces derniers l’ont formellement identifié, ajoutent nos sources qui ignorent toujours les circonstances de la mort de ce jeune, arrivé en France il y a à peine 11 mois. Nous y reviendrons.

Par La rédaction de Tiwizi info

INAS célèbre la fin de l’année scolaire 2017-2018 à Montréal.

L’association INAS a célébré, ce samedi 09 juin 2018, la fin de l’année scolaire au centre Humaniste à Montréal. La cérémonie de clôture s’est déroulée dans une ambiance joviale en présence des élèves, de leurs parents et des membres et amis de l’association. Après le mot de bienvenue du président, place est faite aux élèves qui ont présenté un programme artistique riche en chants et musique. La cérémonie est ponctuée par la remise de diplômes aux élèves avant de s’achever par une allocution du Président de l’association qui a souligné l’effort accompli par ses élèves et insisté sur l’importance d’apprendre la langue Kabyle.

Pour rappel, INAS est une association créée en 2009 par des kabyles vivants à Montréal  soucieux de préserver et de transmettre la langue Kabyle à leurs enfants. Au fil des années et grâce à la persévérance de ses membres, INAS est devenue une adresse incontournable pour la communauté Kabyle de Montréal. En effet, après un timide début en 2009, l’association compte actuellement quatre classes d’enfants et une classe d’adultes.

Selon Moussa DJAFER, responsable de communication de l’association, qui a eu l’amabilité de répondre à nos questions : «  INAS est dirigée par un conseil d’administration renouvelable chaque deux ans,  nos membres sont bénévoles et ne ménagent aucun effort pour offrir un cadre d’enseignement adéquat aux élèves. Les cours se déroulent chaque samedi à raison de deux heures par groupe dans les locaux que nous sous-loue le centre communautaire Lajeunesse de Montréal. Les cours sont assurés par des enseignants dévoués qui sont rétribués à même le budget de l’association ».

Moussa précise également, que la formule des cours  s’est vue adaptée à travers le temps afin de la rendre plus efficiente et attrayante aux élèves en privilégiant une savante combinaison entre un apprentissage par le chant et des cours de langue strictement académiques. Cette façon de travailler à donner de meilleurs résultats de l’aveu de notre interlocuteur.

Par ailleurs, Moussa nous informe que le parcours d’INAS est jalonné d’autres réalisations à savoir : Une bibliothèque au service des élèves (Les dons de livres sont les bienvenus) et un journal  « INAS ttarun-tt di Montréal » qui se veut un espace de diffusion de la littérature et de la culture Kabyle. Ledit journal est édité en Tamazight et distribué gratuitement. Les membres d’INAS ambitionnent d’enrichir ce périodique et invitent les personnes intéressées à communiquer avec l’association afin d’alimenter ce journal par des contributions en langue Tamazight (voir les informations sur les contacts en bas de l’article).

Petit à petit et avec l’énorme travail accompli par ses membres, l’association INAS s’est forgé une solide réputation au sein de la communauté kabyle Montréalaise. INAS est devenue une adresse incontournable de la scène culturelle d’ici et nombre de personnalités publiques kabyles lui ont rendu visite lors de leurs passages par la métropole, à l’instar de : Ait-Menguellet, Idir, feu Lounes Khelloui, Zedek Mouloud, Malika Domrane, Si Moh,  Ali Yahia Abdennour, Ferhat Mehni, Ramdane Achab et la liste est longue (Tous ces évènements sont disponibles sur la page facebook de l’association).

Malgré les grandes avancées enregistrées depuis la création d’INAS, notre interlocuteur insiste sur les grands défis à relever surtout en matière de financement des activités de l’association qui restent tributaires des cotisations de ses membres, des frais de scolarité payés pas les élèves et des campagnes de levée de fonds organisées périodiquement par l’association à l’instar des deux galas animés respectivement par Moh Said Fahem et Boudjemaa Agraw.  D’ailleurs, Moussa tient, particulièrement, au d’INAS à remercier chaleureusement tous les artistes ayant répondu favorablement aux campagnes de financement organisées par l’association.

Le travail d’INAS est à saluer à plus d’un titre. Cependant, le manque d’implication d’une grande partie de la communauté kabyle ne facilite pas la tâche. Un manque d’implication certes dû, en partie mais pas seulement, aux réalités socio-économiques auxquels fait face la communauté.

Si INAS apporte sa contribution à l’impérieux devoir de transmission de notre langue et culture à nos enfants, la famille demeure l’espace idéal et naturel pour cet apprentissage. Mais cela n’est pas toujours facile car les enfants fréquentent les crèches trop jeunes ce qui réduit le temps passé avec leurs parents.

À signaler l’existence du programme d’enseignement des langues d’origine (PELO) offert dans les écoles publiques sous certaines conditions (un nombre minimum d’élèves est exigé par cycle dans une même école),  une avenue intéressante là où il est possible de réunir ces conditions.

En conclusion, la réussite de la transmission de notre langue à nos enfants passe nécessairement par la prise de conscience de notre communauté sur l’enjeu et la mise en œuvre de structures et de moyens.

INAS représente, incontestablement, une grande réalisation qui force le respect et admiration. Elle mérite tout notre soutien.

 

Contacts et informations sur INAS :

journal.inas@gmail.com

https://fr-ca.facebook.com/EcoleInas/

 

 

Par La rédaction de Tiwizi info