Les kabyles du Canada célèbrent le centenaire de Slimane Azem

Le centenaire de la naissance de Slimane Azem a été marqué par un hommage rendu par la communauté Kabyle du Canada. Que ce soit à Ottawa, à Québec ou à Montréal, l’heure était à la célébration de cet immense artiste. Conférences et gala artistique étaient au menu de cet événement.

À Montréal, l’évènement s’est étalé sur deux fins de semaines. La journée du 22 septembre a débuté par un Barbecue au parc Jarry, une occasion pour partager un repas en famille dans une ambiance bon enfant. La journée s’est poursuivie par une conférence animée par le neveu de Da Slimane à la salle Le Château avant de culminer par un gala artistique animé par une pléiade de chanteurs qui ont charmé le public en revisitant l’immense et riche œuvre du chanteur légendaire.

Le samedi 29 septembre 2018, est marqué par un autre hommage rendu par le CAM (Centre Amazigh de Montréal) au maître de la chanson Kabyle. Un riche programme a été concocté pour l’occasion. La journée a débuté par une conférence débat animée par le neveu de Da Slimane. Puisant de ses souvenirs et des ses recherches menées depuis des années, le conférencier a retracé la vie de l’artiste depuis sa naissance le 19 septembre 1918 à  Agouni Gueghrane en Kabylie, puis sa vie en exile jusqu’à son décès le 28 janvier 1983 à Moissac en France. Lors de sa présentation, le conférencier a mis l’accent sur la sagesse, l’humanité et l’humour du chanteur.

La journée s’est achevée par un récital poétique donné par de nombreux poètes à l’instar de Lhacène Ziani.

Le conférencier a mentionné qu’une page Facebook retraçant l’œuvre de l’artiste existe et invite le public à la consulter.

Par La rédaction de Tiwizi info

Nouara, Ali Yahia Abdenour et Slimane Azem recevront le prix Matoub Lounes

 

Le jury du prix Matob Lounes a choisi trois grandes figures pour recevoir le prix Matoub Lounes. Organisée par l’association Amgoud de Draa El Mizan, cette destinction honorifique sera donc décernée  à trois personnages qui ont marqué par leur époque à savoir la diva Nouara,  Ali yahia Abdenour et Slimane Azem à titre posthume. La cérémonie aura lieu mardi  9 octobre. Notons que cette année coïncide avec la célébration du centaenaire de la naissance de Slimane Azem.

Par La rédaction de Tiwizi info

CHARLES AZNAVOUR S’EN VA A L’AGE DE 94 ANS

Le père de « la Bohême » vient de tirer sa révérence après un parcours en or dans la chanson française. Charles Aznavour de son vrai nom arménien Varenagh Aznavourian est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile situé dans Les Alpilles, Sud de la France après 70 ans de chansons. L’annonce de sa mort a été faite par ses attachés de presse avec qui il revenait d’une tournée au Japon.

Charles  Aznavour est né en France le 22 mai 1924. Ses parents étaient de passage en France venant de Salonique en Grèce  pour aller aux Etas Unis.  D’un père, ancien fis du cuisinier du Tsar Nicolas II et d’une mère arménienne de Turquie  fuyait le Génocide de 1915.

Par La rédaction de Tiwizi info

A qui appartient l’espace public ?

A qui appartient l’espace public? Lorsque j’ai vu cette image devant moi  sur un chemin dans la ville de Draa Ben Khedda, j’ai senti un dégoût que vous ne pouvez pas imaginer. A quel degré de misère sont descendus certaines personnes. j’ai vu toute sorte d’immondices jetées dans l’espace public mais c’est la première fois que je vois du couscous avec la sauce et des olives cuites jetées sur le chemin comme ça. je suis dégoûté qu’on en arrive là. Ma foi, il faut vraiment régler la question de l’espace public et de l’espace privé dans la tête des algériens
vous aurez sans doute tous remarqué que les gens veillent tous  à la propreté de l’intérieur de leurs maisons, tout qui brille, mais ces même personnes jettent n’importe où leurs sachets de poubelles sans se soucier de la propreté de l’espace public. ça pue de partout. A mon avis, je suis de plus en plus convaincu que la solution ne viendra qu’une fois cette question de l’appartenance de l’espace public et réglée dans nos têtes. Est-ce que ce qui collectif appartient à tout un chacun ou il n’appartient à personne? Pour le moment, l’état des lieux semble pencher vers la deuxième et la solution ne viendra que si on arrive à percevoir l’espace public avec la première. Je voudrais tellement lancer un vrai débat sur la question parce que les autorités ne semblent pas vouloir régler la question dans le fond.

Par La rédaction de Tiwizi info

Le Prix Matoub Lounes décerné à Slimane Azem le 9 octobre prochain

C’est l’association Amgoud de Draa El Mizan, l’initiatrice, qui vient de faire l’annonce. La cérémonie se déroulera le 9 octobre prochain lors d’une grandiose cérémonie. Le prix Matoub Lounes contre l’oubli est l’initiative de cette association activant à Draa El Mizan. Coïncidant avec le centenaire de la naissance de ce pilier de la chanson kabyle, c’est donc une belle occasion pour l’honorer même à titre posthume  par ce prix qui porte le nom d’un autre pilier, Lounes Matoub.

Par La rédaction de Tiwizi info

Un site Web pour mille autres disparus de la guerre d’Algérie

Un site Internet vient d’être mis en ligne et pourrait intéresser un grand nombre de familles. Ce dernier ajoutent à la connaissance des algériens et français ayant vécu dans leur chair la guerre d’Algérie, une longue liste de disparus.
La nouvelle donnée par le journal français La Croix donne le nom du site www.1000autres.org . il est déjà très consulté. A vous de jeter un coup d’œil sur les noms des disparus surtout.

Par La rédaction de Tiwizi info

A quoi servent les fêtes du produit du terroir et de l’artisanat à Tizi-Ouzou ?

Il y a eu les fêtes de la poterie de Maatkas et d’Aït Khir, la fête du bijou d’Aït Yenni, la fête du tapis d’Aït Hichem, la fête du burnous, de la figue de barbarie à Bouzeguène et beaucoup sont attendus encore. Le produit du terroir et les métiers artisanaux sont vraiment à l’honneur à Tizi-Ouzou. Mais à quoi servent ces fêtes si les métiers et les produits en question n’ont aucun impact sur l’économie locale ?
La question se pose et nécessite même un large débat. Des réponses doivent être apportées à cette lancinante question étant donné qu’au volet financier, l’Etat n’a pa jamais lésiné sur les moyens pour la mise en valeur de ces richesses. L’organisation de la majorité de ces manifestations a toujours été financée par des subventions des ministères concernés et des assemblées élus. Les organisateurs ont toujours été accompagnés par des financements via des associations auxquelles les directions concernées sont toujours appelées à mettre les moyens techniques nécessaires comme les chapiteaux pour les exposants.
Mais en fait, ces fêtes et ces financements, après plusieurs décennies, ne semblent pas donner les résultats escomptés. Aucun impact sur les producteurs et les produits, aucun impact sur les artisans et à l’évidence aucun impact sur l’économie locale. Les produits du terroir moisissent encore sur les routes en vente anarchique et parallèle, les artisans ferment et changent de métier les uns après les autres alors qu’aucune industrie ni de transformation ne de production agroalimentaire ne sont nées à Tizi-Ouzou. Ni les produits du terroir ni les produits de l’artisanat n’ont pu s’interconnecter au secteur du tourisme.
Ce constat amer appelle donc des questions et d’impérieuses réponses pour faire naître une véritable industrie touristique vraiment professionnelle. Une professionnalisation qui tarde à arriver laissant les artisans et producteurs voire même ces belles fêtes du terroir proie à tous les chasseurs de subventions. Ces derniers après avoir fait main basse sur les subventions ne se préoccupent jamais des exposants qui payent les stands à des dizaines de milliers de dinars par jour. Une organisation assurée par des professionnels aurait pensé faire bénéficier les exposants d’un potentiel acheteur énorme représenté par les millions d’estivants qui affluent vers les villes littorales de Tigzirt et Azeffoun.

Par La rédaction de Tiwizi info

Interview avec le haut responsable à la coopération industrielle franco-algérienne

Les investisseurs de la wilaya de Tizi-Ouzou ont tout à gagner dans la démarche actuelle de Jean-Louis Levet, Haut responsable à la coopération industrielle Franco-algérienne. Il est avant tout porteur d’une nouvelle approche basée sur la co-innovation. « Nous sommes deux pays géographiquement situés face-à-face mais appelés à travailler cote-à-cote » Aime-t-il à dire. Présent à Tizi-Ouzou en mission d’établir des ponts entre les investisseurs locaux et les investisseurs français, Jean-Louis Levet a aimablement accepté de répondre aux questions d tiwiziinfo.com.

Tiwiziinfo.com : Vous revenez à Tizi-Ouzou après quelques mois de votre précédent passage. Où en êtes vous, concernant précisément Tizi-Ouzou, dans votre entreprise de construire des partenariats ?

Jean-Louis Levet : En Algérie, au cours de mes nombreuses missions, je découvre des territoires en mouvement, dont les acteurs  socio-économiques s’investissent dans leur développement. Que ce soit tout au long des côtes algériennes, dans  l’arrière-pays, sur les  Hauts Plateaux, ou encore dans les territoires du Sud. Et en particulier dans la Wilaya de Tizi-Ouzou, où le tissu d’entreprises est très dense, la culture et la pratique entrepreneuriale sont, là-aussi,  réelles. J’ai pu m’en rendre compte très concrètement, lors de la rencontre et de la visite de 7 entreprises le 23 mai dernier. Des entreprises présentes dans des activités très diverses, petites et grandes : agro-alimentaire, équipements agricoles, électronique pour le bâtiment, textile-habillement, transformation plastiques pour l’automobile, briqueterie, ou encore un établissement hospitalier spécialisé. Des dirigeants engagés, des équipes faisant corps avec leurs entreprises.

Je pourrais aussi citer l’artisanat, une grande richesse de votre région. Au cours de ma première venue en février dernier,  j’ai pu ainsi rencontrer, au sein de la Maison de la Culture, des artisanes et des artisans passionnés par leurs métiers, et concevant et produisant des produits de grande qualité, que ce soit  dans les domaines de la vannerie, de la bijouterie, de la poterie ou encore de  l’habit traditionnel. Des femmes et des hommes de toutes les générations, permettant ainsi une transmission des savoir-faire et leurs évolutions.

C’est donc à partir d’une connaissance des entreprises, de l’Université, des organismes d’intermédiation avec le monde de l’entreprise, qu’il est possible, dans une seconde étape, de définir avec eux  des axes possibles de coopération, puis des projets, en partant des attentes, des besoins, des compétences du territoire. Et bien sûr en relation étroite avec les autorités territoriales,  et en particulier le Wali et le ministère de l’industrie. Nous avons, ensemble, engager un processus collectif de travail. C’est un point fondamental, si nous voulons travailler dans la durée, et avec efficacité.

Tiwiziinfo.com :  Quelle(s) lecture(s) faites-vous des principales interventions des chercheurs et des jeunes investisseurs lors des débats qui ont suivi votre conférence d’aujourd’hui?

J’ai eu l’honneur d’intervenir dans ce très bel amphi de l’Université de Tizi-Ouzou, à l’invitation de Monsieur le Recteur, Ahmed Tessa. La première chose qui m’a marquée, est le fait que les immenses murs de cet amphi semi-circulaire, étaient couverts de représentations de grands scientifiques (Einstein, Marie Curie, Freud, etc). Rappeler ainsi l’universalité de la science, et du progrès scientifique au service de la Société, m’a vraiment touché, a fortiori pour moi, qui suis de formation universitaire. Ensuite la présence d’étudiantes et d’étudiants, de doctorants, de responsables et membres des différents laboratoires de recherche de l’Université, et de nombreux entrepreneurs de la région.

Une grande attention, une grande tenue, des interventions claires, pertinentes, révélant ainsi la qualité des chercheurs, de leurs travaux, de leurs réussites, des problèmes qu’ils rencontrent, des projets de coopération avec des collègues de diverses universités et organismes de recherche français. Les liens sont là, à la fois professionnels et très cordiaux. Et des projets en devenir, et donc un fort potentiel de coopérations à co-construire pour demain.

Et aussi des entrepreneurs,  de toute génération, souhaitant développer des coopérations dans des domaines très variés ; nous avons parlé aquaculture, transformation des massifs forrestiers, agroécologie, construction navale, nouveaux matériaux,  développement d’incubateurs dans les énergies renouvelables, création de start-ups en matière de robotique, d’électronique avec de jeunes chercheures et chercheurs, etc. Donc de quoi faire !

Tiwiziinfo.com :  Il se dégageait clairement un grand engouement chez les investisseurs locaux et les chercheurs de l’université de Tizi-Ouzou pour des partenariats avec la partie française. Qu’en est-il du coté français ?

Tout d’abord, des opérateurs français continuent d’investir dans la Wilaya ; pour parler du présent et du futur, le groupe français Schneider Electric, va créer à Tizi-Ouzou, un centre d’excellence, de formation aux métiers des automatismes industriels, des composants déterminants pour accroître la performance des flux de production et l’efficacité des sites de production. Ce sont des dizaines de jeunes qui en bénéficieront, et sur des équipements du groupe français. Citons aussi l’entreprise OXO, implantée à Cluny, près de Lyon, spécialisée dans le domaine de l’extrusion du profité PVC et l’assemblage des fenêtres et portes fenêtres en PVC à hautes performances thermiques. Rachetée par le groupe Cevital en 2013, qui a construit un premier site de production à BBA et un autre qui verra le jour à Tizi-Ouzou. La question du foncier est déjà je crois réglée.

Avec le processus de travail que nous sommes en train de construire, il nous sera possible ensuite dans un second temps de mobiliser des entreprises, des universités, des collectivités territoriales françaises. Dans cette perspective, un comité de pilotage a été mis sur pied. Il réunit, sous l’autorité du Wali et présidé par le directeur du ministère de l’industrie, l’ensemble des organismes en relation avec le monde de l’entreprise, et l’Université. Sa mission est de susciter et d’accompagner de nouvelles dynamiques de coopération économique algéro-française dans la Wilaya de Tizi-Ouzou.

Une enquête a déjà été réalisée ces derniers mois, auprès du tissu d’entreprises locales et 122 responsables d’entreprises ont répondu. Les domaines de coopération souhaités sont respectivement : le développement de produits, l’assistance technique et la formation, et l’exportation.

Il s’ agit maintenant, tout en élargissant cette enquête et en réunissant ces entreprises par domaines d’activité par le ministère de l’industrie de la Wilaya d’ici l’été, de préparer avant la fin de l’année, une Journée de la coopération algéro-française territorialisée, en partant du travail accompli, et en mobilisant côté français des collectivités territoriales (je pense par exemple à la Roche-sur Yon, jumelée avec la ville de Tizi-Ouzou, et où de nombreuses PME sont présentes), des entreprises françaises, des universités (à commencer par celles avec lesquelles travaille déjà l’Université de Tizi-Ouzou). Si nous pouvons mettre à profit cette Journée pour finaliser des accords de coopération entre entreprises des deux pays, ce serait très bien.

Tiwiziinfo.com :  Les interventions laissaient transparaître que c’est la confiance et l’expertise qui attirent les partenaires locaux vers la partie française. Qu’en pensez-vous, M. Levet ?

Nous savons toutes et tous, qu’une coopération dans la durée ne peut se construire que dans la confiance. Mobiliser les compétences de part et d’autre en constitue un autre facteur clé de succès.

Tiwiziinfo.com :  Lorsque vous dItes Co-innovation, vous touchez à la fibre sensible des chercheurs et autres porteurs d’idées. Nos créanciers financent rarement les idées. Est-ce que (et comment selon vous) ce partenariat peut combler cette faille ?

Précisément, comme je l’évoquais précédemment, dans le cadre de ma Mission (qui elle-même s’inscrit dans le cadre de la « Déclaration de coopération et d’amitié », signée en décembre 2012 par nos présidents respectifs) , je milite pour des stratégies et des coopérations industrielles, technologiques, de co-innovation.

C’est en innovant ensemble entre universités, entre entreprises et entre universités et entreprises, que la coopération entre nos deux pays prend tout son sens.  Si nous sommes géographiquement face à face, nous devons travailler, créer, innover, côte à côte.

Par La rédaction de Tiwizi info

INAS célèbre la fin de l’année scolaire 2017-2018 à Montréal.

L’association INAS a célébré, ce samedi 09 juin 2018, la fin de l’année scolaire au centre Humaniste à Montréal. La cérémonie de clôture s’est déroulée dans une ambiance joviale en présence des élèves, de leurs parents et des membres et amis de l’association. Après le mot de bienvenue du président, place est faite aux élèves qui ont présenté un programme artistique riche en chants et musique. La cérémonie est ponctuée par la remise de diplômes aux élèves avant de s’achever par une allocution du Président de l’association qui a souligné l’effort accompli par ses élèves et insisté sur l’importance d’apprendre la langue Kabyle.

Pour rappel, INAS est une association créée en 2009 par des kabyles vivants à Montréal  soucieux de préserver et de transmettre la langue Kabyle à leurs enfants. Au fil des années et grâce à la persévérance de ses membres, INAS est devenue une adresse incontournable pour la communauté Kabyle de Montréal. En effet, après un timide début en 2009, l’association compte actuellement quatre classes d’enfants et une classe d’adultes.

Selon Moussa DJAFER, responsable de communication de l’association, qui a eu l’amabilité de répondre à nos questions : «  INAS est dirigée par un conseil d’administration renouvelable chaque deux ans,  nos membres sont bénévoles et ne ménagent aucun effort pour offrir un cadre d’enseignement adéquat aux élèves. Les cours se déroulent chaque samedi à raison de deux heures par groupe dans les locaux que nous sous-loue le centre communautaire Lajeunesse de Montréal. Les cours sont assurés par des enseignants dévoués qui sont rétribués à même le budget de l’association ».

Moussa précise également, que la formule des cours  s’est vue adaptée à travers le temps afin de la rendre plus efficiente et attrayante aux élèves en privilégiant une savante combinaison entre un apprentissage par le chant et des cours de langue strictement académiques. Cette façon de travailler à donner de meilleurs résultats de l’aveu de notre interlocuteur.

Par ailleurs, Moussa nous informe que le parcours d’INAS est jalonné d’autres réalisations à savoir : Une bibliothèque au service des élèves (Les dons de livres sont les bienvenus) et un journal  « INAS ttarun-tt di Montréal » qui se veut un espace de diffusion de la littérature et de la culture Kabyle. Ledit journal est édité en Tamazight et distribué gratuitement. Les membres d’INAS ambitionnent d’enrichir ce périodique et invitent les personnes intéressées à communiquer avec l’association afin d’alimenter ce journal par des contributions en langue Tamazight (voir les informations sur les contacts en bas de l’article).

Petit à petit et avec l’énorme travail accompli par ses membres, l’association INAS s’est forgé une solide réputation au sein de la communauté kabyle Montréalaise. INAS est devenue une adresse incontournable de la scène culturelle d’ici et nombre de personnalités publiques kabyles lui ont rendu visite lors de leurs passages par la métropole, à l’instar de : Ait-Menguellet, Idir, feu Lounes Khelloui, Zedek Mouloud, Malika Domrane, Si Moh,  Ali Yahia Abdennour, Ferhat Mehni, Ramdane Achab et la liste est longue (Tous ces évènements sont disponibles sur la page facebook de l’association).

Malgré les grandes avancées enregistrées depuis la création d’INAS, notre interlocuteur insiste sur les grands défis à relever surtout en matière de financement des activités de l’association qui restent tributaires des cotisations de ses membres, des frais de scolarité payés pas les élèves et des campagnes de levée de fonds organisées périodiquement par l’association à l’instar des deux galas animés respectivement par Moh Said Fahem et Boudjemaa Agraw.  D’ailleurs, Moussa tient, particulièrement, au d’INAS à remercier chaleureusement tous les artistes ayant répondu favorablement aux campagnes de financement organisées par l’association.

Le travail d’INAS est à saluer à plus d’un titre. Cependant, le manque d’implication d’une grande partie de la communauté kabyle ne facilite pas la tâche. Un manque d’implication certes dû, en partie mais pas seulement, aux réalités socio-économiques auxquels fait face la communauté.

Si INAS apporte sa contribution à l’impérieux devoir de transmission de notre langue et culture à nos enfants, la famille demeure l’espace idéal et naturel pour cet apprentissage. Mais cela n’est pas toujours facile car les enfants fréquentent les crèches trop jeunes ce qui réduit le temps passé avec leurs parents.

À signaler l’existence du programme d’enseignement des langues d’origine (PELO) offert dans les écoles publiques sous certaines conditions (un nombre minimum d’élèves est exigé par cycle dans une même école),  une avenue intéressante là où il est possible de réunir ces conditions.

En conclusion, la réussite de la transmission de notre langue à nos enfants passe nécessairement par la prise de conscience de notre communauté sur l’enjeu et la mise en œuvre de structures et de moyens.

INAS représente, incontestablement, une grande réalisation qui force le respect et admiration. Elle mérite tout notre soutien.

 

Contacts et informations sur INAS :

journal.inas@gmail.com

https://fr-ca.facebook.com/EcoleInas/

 

 

Par La rédaction de Tiwizi info

Dda Musa de Zayen

 

Une chanson pour l’environnement

A première vue, ce n’est qu’une chanson. Mais à bien connaître le texte, les chanteurs, l’auteur et l’objectif de sa composition, on se rend vite compte que Dda Musa est bien plus que cela. La chanson qui prend ce titre est composée en fait par Zayen, un artiste qui s’est imposé ces dernières années. Elle est entièrement dédiée à l’environnement. C’est inédit dans le paysage artistique kabyle en particulier et algérien en général.

Jusque-là, la chanson Dda Musa dédiée à l’environnement est tout à fait ordinaire. Un thème comme tant d’autres, dira-t-on. Mais en fait, la nouveauté c’est que Zayen a joint le geste à la parole et l’utile à l’agréable. Depuis quelques temps, aidé par la direction de la culture de Tizi-Ouzou et toutes les directions concernées par ce volet, l’artiste a mené un véritable travail de terrain pour la sensibilisation sur la nécessité de préserver l’environnement. C’est un véritable travail de militantisme.

Ce travail sur le terrain, Zayen l’a déjà accompli sur le plan artistique. La chanson réunit une trentaine de chanteurs kabyles, algériens et étrangers. Tous chantent pour l’environnement dans une mélodie universelle tirant ses racines dans la musique kabyle. C’est un véritable hymne à l’environnement. D’ailleurs dans sa conférence où Zayen a présenté son projet, il a signalé les objectifs et retracé les péripéties de sa réalisation entre des séjours en Algérie et d’autres en France.

Par La rédaction de Tiwizi info