A quoi servent les fêtes du produit du terroir et de l’artisanat à Tizi-Ouzou ?

Il y a eu les fêtes de la poterie de Maatkas et d’Aït Khir, la fête du bijou d’Aït Yenni, la fête du tapis d’Aït Hichem, la fête du burnous, de la figue de barbarie à Bouzeguène et beaucoup sont attendus encore. Le produit du terroir et les métiers artisanaux sont vraiment à l’honneur à Tizi-Ouzou. Mais à quoi servent ces fêtes si les métiers et les produits en question n’ont aucun impact sur l’économie locale ?
La question se pose et nécessite même un large débat. Des réponses doivent être apportées à cette lancinante question étant donné qu’au volet financier, l’Etat n’a pa jamais lésiné sur les moyens pour la mise en valeur de ces richesses. L’organisation de la majorité de ces manifestations a toujours été financée par des subventions des ministères concernés et des assemblées élus. Les organisateurs ont toujours été accompagnés par des financements via des associations auxquelles les directions concernées sont toujours appelées à mettre les moyens techniques nécessaires comme les chapiteaux pour les exposants.
Mais en fait, ces fêtes et ces financements, après plusieurs décennies, ne semblent pas donner les résultats escomptés. Aucun impact sur les producteurs et les produits, aucun impact sur les artisans et à l’évidence aucun impact sur l’économie locale. Les produits du terroir moisissent encore sur les routes en vente anarchique et parallèle, les artisans ferment et changent de métier les uns après les autres alors qu’aucune industrie ni de transformation ne de production agroalimentaire ne sont nées à Tizi-Ouzou. Ni les produits du terroir ni les produits de l’artisanat n’ont pu s’interconnecter au secteur du tourisme.
Ce constat amer appelle donc des questions et d’impérieuses réponses pour faire naître une véritable industrie touristique vraiment professionnelle. Une professionnalisation qui tarde à arriver laissant les artisans et producteurs voire même ces belles fêtes du terroir proie à tous les chasseurs de subventions. Ces derniers après avoir fait main basse sur les subventions ne se préoccupent jamais des exposants qui payent les stands à des dizaines de milliers de dinars par jour. Une organisation assurée par des professionnels aurait pensé faire bénéficier les exposants d’un potentiel acheteur énorme représenté par les millions d’estivants qui affluent vers les villes littorales de Tigzirt et Azeffoun.

Par La rédaction de Tiwizi info